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Chronique

l’album « Frozen Aggressors » du groupe Aggression

today29/11/2023 30

Arrière-plan
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CHRONIQUE de l’album « Frozen Aggressors » du groupe canadien Aggression, par Olivier No Limit, chroniqueur metal, ahrd rock et rock.
note: 7.5/10
Genre: thrash
Dès les premières secondes, je suis enseveli sous un mur de thrash nerveux, aux riffs coupants comme des rasoir, le tout sous l’avalanche d’un tempo speed. C’est précis et joué avec virtuosité, à bout de souffle.
En fait, il s’agit de l’instrumental « S.H.U.D » qui ouvre le bal de cet album nommé « Frozen Aggressors » et dont les auteurs sont un groupe canadien qui répond au doux nom d’AGGRESSION.
Et je m’aperçois bien vite qu’ils existent depuis 1985, qu’ils n’ont vraiment pas eu de chances avec leurs différentes maisons de disques, car le brulot nommé « Forgotten Skeleton », enregistré aux débuts de leur carrière, n’est paru qu’en 2004, alors qu’il aurait dû les propulser, à l’époque, dans les groupes qui comptent. Certaines formations, malheureusement, sont parfois passées pas très loin de la gloire.
En ce qui concerne la galette qui nous préoccupe, pas de doute, j’écoute une musique menée par des musiciens qui savent de quoi ils parlent. « Circus of Deception » commence comme un heavy traditionnel vite boosté à la manière d’un thrash old shool excité. Ce qui est juste dommage pour ce titre, c’est que la voix n’est pas assez forte par rapport aux instruments. Mais c’est un avis perso. Par contre, la basse, elle est bien présente et ce tout au long de l’album ; elle vrombit comme un gros chat.
Par contre quand déboule à fond la caisse « Song 3666 » au refrain franchement épique, le vocal reprend ses droits. Un bon titre où passages heavy metal perverties au thrash font bon ménage avec un mid tempo puissant…Avant que cela ne reparte en mode « à fond la caisse ».
Et c’est ainsi de titre en titre. De « Crib of Thorns » au petit passage un peu punky et aux nombreux changements de tempos, en passant par « Holidays in Sodom » varié lui aussi dans son riffing, accrocheur en diable, sans oublier « Satanic Cult Gangbang » avec son petit growl, pas le temps de s’ennuyer.
D’ailleurs, leurs compositions ont parfois deux particularités : celle d’avoir un petit coté horrifique (Queen of the Damned), mais surtout de surprendre avec des passages et des changements de tempos que l’on n’attend pas.
Et puis cerise sur le gâteau, le titre qui clôt l’album, « Hyperspectral Winter Incursions » dure huit minutes de savoir-faire avec notamment un riff que n’aurait pas dénié BLACK SABBATH lui-même. En conclusion, un groupe old shool nourri d’un tas de racines « vieilles écoles » dont on aime bien boire le jus suffisamment fermenté !

Écrit par: Laurent Noth

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